Achat de nouvelles actions
Le MÉDAC ajoute des cordes à son arc
Montréal, le mardi 4 mars 2014 — Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) a très récemment procédé à la restructuration de son portefeuille d’actions. La détention de ces actions lui permet de rompre le monde financier aux bonnes pratiques de saine gouverne d’entreprise ainsi qu’aux comportements propres à cultiver la démocratie actionnariale. Ainsi, le MÉDAC a ajouté 6 titres à son portefeuille.
Les principes suivants ont présidé aux choix du MÉDAC :
Les sociétés suivantes ont été ajoutées à la liste des cibles du MÉDAC :
Par ailleurs, le MÉDAC demeure toujours actionnaire de la RBC (RY), la TD (TD), la Scotia (BNS), BMO (BMO), la CIBC (CM), la Laurentienne (LB), Cogeco (CGO), Metro (MRU), Bombardier (BBD.B), l’Industrielle Alliance (IAG), Jean Coutu (PJC.A), BCE (BCE), Power Corporation (POW), Québecor (QBR.B) et puis Couche-Tard (ATD.B).
« À l’avant-garde des grands courants de réforme de la finance à travers le monde, le MÉDAC œuvre, plus que jamais, à faire en sorte d’y injecter le plus de démocratie possible. Le peuple n’a pas seulement le droit de vote, dans la vie. Il a également à cœur l’intérêt de son argent. Il a à cœur l’intérêt de son patrimoine. » — Daniel Thouin, président
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Source : Le MÉDAC 514-286-1155
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Le 1 mars 2012 à 12h09
Argent
Les salaires des dirigeants des banques canadiennes qui ont légèrement diminué en 2011 sont encore beaucoup trop élevés au goût du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) qui en fera son cheval de bataille cette année.
L’organisation a d’ailleurs défendu une rémunération basée sur la performance financière jeudi lors de l’assemblée de la Banque Royale à Toronto. Environ 5 % des actionnaires ont voté en faveur de la proposition lors d’un vote.
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Yves Michaud, un militant dans l’âme
18 février 2014
Jean-François Venne, Conseiller.ca

Il y a près de 20 ans déjà qu’Yves Michaud milite pour les droits des petits actionnaires. L’aventure lui a valu le surnom de « Robin des banques », et l’inimitié de bien des dirigeants d’entreprises cotées en Bourse. Conseiller.ca en a discuté avec lui, à l’occasion du lancement d’un livre sur sa vie.
« Point n’est nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » Il a beau être militant souverainiste de longue date, Yves Michaud admet s’inspirer largement de cette maxime attribuée à Guillaume d’Orange, ancien roi d’Angleterre, qui avait conquis son trône aux dépens de Jacques Stuart, un roi catholique soutenu par la France. C’est qu’elle convient bien à cet « irréductible », comme le qualifie Jacques Lanctôt, auteur du livre Yves Michaud, Un diable d’homme! publié récemment chez VLB éditeur.
Habitué d’entreprendre les combats qui lui semblent justes, sans égard à ses chances de succès, Yves Michaud est un militant dans l’âme. On l’a surtout retrouvé du côté de la défense de la langue française et de la souveraineté du Québec. Diplômé de journalisme, il a été député du Parti libéral du Québec (qu’il quittera au début des années 1970 pour rejoindre le Parti Québécois) et a dirigé le défunt quotidien La Patrie et le très souverainiste journal Le Jour, en plus d’occuper de nombreux postes dans la diplomatie québécoise.
Avec un tel profil, comment donc s’est-il retrouvé mêlé à un furieux combat contre les dirigeants des grandes institutions financières?
Les origines de la colère
Yves Michaud se souvient très bien de l’événement qui l’a lancé dans cette campagne pour la défense des petits actionnaires. C’était en 1993. « Un matin, en regardant le relevé mensuel de ce qui était alors la firme Lévesque Beaubien, je vois que le montant de 60 000 $ que leur avait confié ma femme, en leur précisant bien qu’elle voulait des placements peu risqués, n’est pas disponible. » De fil en aiguille, il apprend que la somme a été investie dans Trustco général du Canada, dont l’Industrielle Alliance était propriétaire, et qui était dirigé par l’ancien ministre des Finances du Québec, Raymond Garneau. Ébranlée par la chute des prix de l’immobilier, la société est alors incapable d’honorer ses débentures. En d’autres termes, les 60 000 $ ont disparu.
Pourtant, la compagnie claironnait, à peine trois mois plus tôt, son retour à la rentabilité. Une fois les actifs liquidés, l’Industrielle Alliance et Lévesque Beaubien se font rembourser en priorité. Les petits actionnaires, eux, sont abandonnés. Scandalisé, Yves Michaud réclame une enquête, alléguant plusieurs irrégularités. Il se porte aussi acquéreur des débentures de sa femme. Cela l’autorise à faire part de ses doléances directement aux dirigeants sur le parquet de l’assemblée des actionnaires. Mais il constate bien vite que ceux-ci n’ont que faire de l’opinion des petits épargnants.
Pas question pour lui d’en rester là. « Comme journaliste, on aime bien aller au fond des choses, dit-il. Mais quand on va au fond des choses, souvent, on y reste! » Il y restera, en fondant en 1995 l’Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec, laquelle deviendra en 2005 le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC).
Des actionnaires timides
Yves Michaud soutient avoir découvert, en explorant l’univers de la finance, un monde « en partie pestilentiel », où les dirigeants se consacrent à leur propre enrichissement en se négociant des salaires et des bonis faramineux, et jouent allègrement avec l’argent des petits épargnants. « C’est toujours comme ça aujourd’hui, déplore-t-il. Je n’ai fait que déchirer légèrement le voile. »
Mais pourquoi les petits actionnaires ne se rebellent-ils pas? Après tout, ce sont eux les propriétaires, tandis que les dirigeants sont censés veiller à leurs intérêts. Tout au long de son combat, Yves Michaud a constaté à quel point il était difficile aux petits investisseurs de comprendre qu’ils avaient des droits et qu’ils pouvaient les exercer. Selon lui, ils manquent souvent de connaissances quant au fonctionnement de l’économie de marché, ce qui en fait des proies faciles pour les pros de la finance. Mais ils sont aussi intimidés. « Vous lever pour vous plaindre dans une assemblée regroupant 500 actionnaires, et où les dirigeants vous toisent avec mépris, ce n’est pas facile pour les petits épargnants. Les dirigeants le savent bien et en profitent. »
Jacques Lanctôt rappelle d’ailleurs la réception glaciale à laquelle Yves Michaud a eu droit lorsqu’il s’est pointé, en 1998, à une assemblée de la CIBC, à Toronto, pour réclamer (en français svp!), plus de démocratie, un meilleur contrôle sur les salaires des dirigeants et la création d’un protecteur de la clientèle indépendant.
La « démocratie actionnariale »
On touche là au cœur même du combat d’Yves Michaud : l’avènement d’une réelle « démocratie actionnariale ». Celui que le journaliste judiciaire de La Presse, Yves Boisvert, a surnommé le « Robin des banques » (un surnom qui lui est resté), s’est battu pour que les actionnaires puissent faire des propositions lors des assemblées générales, et que celles-ci soient réellement prises en compte par les dirigeants et présentées à l’avance à tous les actionnaires.
Cela peut sembler naturel. Pourtant, il se retrouve vite devant une batterie d’avocats lorsqu’il tente le coup comme actionnaire de la Banque Royale, de la Banque Nationale et de la Banque Scotia. Le message est clair, et les barricades sont dressées.
Malgré tout, le militant solitaire aura gain de cause. En 1997, la juge Pierrette Rayle tranche en sa faveur en Cour supérieure. Elle ordonne à la Banque Royale et à la Banque Nationale « d’inclure les propositions et les notes explicatives du requérant (…) dans la circulaire de direction accompagnant l’avis de convocation des prochaines assemblées générales ». Les banques interjettent appel, mais sont déboutées. Une victoire qui fait date dans la très courte histoire de la démocratie actionnariale.
Il reste bien du chemin à parcourir, mais Yves Michaud rappelle que certaines des propositions du MÉDAC, appelant à plus de transparence et de démocratie, reçoivent régulièrement de 20 à 25 % d’appui dans les assemblées générales. Le mouvement est amorcé. Reste aux petits actionnaires à se prendre en main et à imposer leurs vues.
Lanctôt, Jacques. 2013. Yves Michaud, Un diable d’homme! Montréal : VLB éditeur, 285 pages
Liens utiles : Biographie et interventions à l’Assemblée nationale
Lancement de la saison des assemblées annuelles des actionnaires (AAA) des banques
Le mardi 25 février 2014 — Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) lancera mercredi (demain) sa tournée des assemblées annuelles des actionnaires (AAA) des banques en se rendant défendre ses propositions d’actionnaire sur le parquet de l’AAA de la Banque royale du Canada à Toronto. Comme chaque année, le MÉDAC soumet des propositions d’actionnaires aux 7 grandes banques canadiennes.
M. Daniel Thouin, président du MÉDAC, sera sur place pour présenter, déposer et défendre les propositions suivantes :
Le texte intégral des propositions soumises à la Banque royale du Canada se trouve dans la circulaire de sollicitation (p. 88 sqq.) et l’ensemble de toutes les propositions soumises aux banques canadiennes est dans le site web du MÉDAC.
« Sans relâche, le MÉDAC travaille à faire entendre raison au monde de la finance. Chaque année, le MÉDAC s’assure de ce que les actionnaires se fassent entendre dans les assemblées annuelles qui sont les leurs. Résolument, le MÉDAC œuvre à faire en sorte que les sociétés cotées en Bourse tiennent compte de l’intérêt des actionnaires, mais aussi de la société qui les a vus naître. » — Daniel Thouin, président
Les positions du MÉDAC quant aux options d’achat d’actions et, plus largement, la rémunération fondée sur les principes incitatifs de prestation de performance à long terme, ont déjà attiré l’attention du Canada anglais.
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Source : Le MÉDAC 514-286-1155
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RBC’s retiring CEO Gord Nixon laments corporate Canada’s ‘maligned’ image ›››
Royal Bank CEO says consumer lending business still growing but more slowly ›››
Le 25 février 2014
Carl Renaud,Argent
Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) va entamer sa tournée annuelle des assemblés d’actionnaires des grandes banques du pays, mercredi en s’arrêtant à Toronto pour participer à l’assemblée de la Banque royale du Canada.
Cette année, le MÉDAC va soumettre cinq propositions aux actionnaires des banques canadiennes. La première concerne l’abandon progressif des options d’achat d’actions comme forme de rémunération des dirigeants.
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Comparatifs sur le ratio hausse de la rémunération et hausse du prix de l’action
2014-02-21 — Les quatre plus hauts dirigeants de la multinationale montréalaise CGI ont vu leur rémunération bondir de 66 % en 2013, selon un article de Sylvain Larocque dans La Presse (2013-12-24). Les quatre auraient amassé ensemble un total de 24,3 M $ au cours de l’exercice annuel terminé le 30 septembre 2013. La majeure partie de leurs gains aurait été distribuée sous forme d’actions de l’entreprise. Sans oublier des primes de rendement et des hausses de salaire de 25 % pour tenir compte des hausses de responsabilités ayant suivi l’achat de Logica. L’action se serait appréciée de plus de 80 % depuis l’annonce de l’achat.
Chez Cogeco, la rémunération totale des quatre plus hauts dirigeants a augmenté de 32 % pour un total de 8,5 M $. Des primes y ont aussi été distribuées. Deux acquisitions ont propulsé à la hausse son action de 12,4 %, alors que celle de la filiale Cogeco Câble montait de 7,2 %. Chez Tembec, 4,1 M $ sont allés dans les poches des quatre membres de la haute direction. Une hausse de 31 % pour un bond du prix de l’action de 11 % au cours des douze derniers mois. Mais la rémunération a baissé en 2013 de -4,1 % pour le quatuor supérieur chez Metro. L’action de l’entreprise avait progressé de 2,8 % au cours de l’année.
Les coups du MÉDAC suivis de près
Larocque rapportait aussi le 30 décembre dans La Presse le contenu des propositions du MÉDAC à venir en 2014. Surtout celle sur l’abolition des options d’achat d’actions « à bon marché à une date ultérieure ». Le MÉDAC pressera sept banques canadiennes et des entreprises québécoises, dont Metro, de ne plus utiliser cette pratique de rémunération des dirigeants. Les attributions d’options et d’actions avaient représenté environ 50 % de la rémunération totale des dirigeants canadiens en 2010. Ce type de récompense ne serait plus en lien avec la performance des gestionnaires et propice à la surenchère. Le MÉDAC sommera aussi les banques de payer leur « juste part d’impôt », de lancer des appels d’offres pour choisir leur cabinet de vérification comptable et d’être plus transparentes sur l’état de leurs régimes de retraite. « Les propositions du MÉDAC ne recueillent que très rarement la majorité des voix des actionnaires, mais elles poussent souvent les entreprises à améliorer leur gouvernance », dit Larocque.
(D. L.)